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Tradition et Modernité, au service de l'excellence - Maréchalerie

Tradition et Modernité, au service de l'excellence - Maréchalerie

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Le concours MOF doit s’adapter aux évolutions du métier, c’est une évidence.

 

En 1985 Hubert SCHWENDENMANN, alors Président de Classe, a introduit une épreuve de ferrure d’un cheval. Jusqu’alors, il suffisait de forger une panoplie de fers et d’outils. Or tout le monde sait que forger un beau fer, ce n’est pas totalement ça la maréchalerie ! Cela ne représente qu’une facette de notre métier. Le cheval marchera toujours mieux avec un vilain fer bien posé qu’avec un beau fer mal posé… Il était grand temps qu’une épreuve de ferrure soit mise en place !

Notre métier de Maréchal-Ferrant évolue sans cesse avec l’apparition de nouveaux savoir-faire, de nouvelles technologies, de nouveaux matériaux, de nouveaux outils… Il faut que ce concours, qui récompense l’excellence, soit en adéquation avec ce qui se fait maintenant sinon, on perd de notre crédibilité et le MOF n’a plus aucune valeur aux yeux des clients et des professionnels avec lesquels nous travaillons. Il faut donc l’actualiser. C’est Patrick DOFFEMONT qui a été chargé par le COET de cette difficile mission.

 

Lorsqu’il nous a présenté le référentiel et le sujet, ils ne correspondaient pas vraiment à ce que nous imaginions.

Nous nous sommes donc regroupés pour mettre en commun nos idées et compétences pour faire évoluer de façon positive ce projet.

L’affaire n’a pas été simple mais à force d’écoute, de réflexions, de propositions et contre-propositions nous sommes arrivés à nous mettre tous d’accord. Patrick n’a jamais décidé seul et de ne s’est jamais servi des pouvoirs que lui conférait sa position de Président de Classe pour imposer quoi que ce soit.

 

Dans la nouvelle mouture, on a conservé une panoplie de fers forgés et un outil. Il y a toujours l’épreuve de ferrure, mais elle a été développée avec l’examen du cheval en statique et en dynamique.

 

Nous avons créé avec les vétérinaires une épreuve « Le Cas Clinique ». C’est la grande nouveauté de cette édition. Amener le maréchal-ferrant à proposer une ferrure qui corresponde à la pathologie du cheval et aux objectifs biomécaniques demandés par le vétérinaire, c’est vers cela que doit aller la collaboration véto/maréchaux.

Pour autant, pas question de renier nos traditions et notre savoir-faire ! L’œuvre du candidat maréchal-ferrant, la panoplie, doit représenter sans exception tous les sujets que l’on peut avoir à gérer en clientèle (cheval de selle, galopeur, trotteur, cheval de trait, mule, âne, poulain et bœuf).

 

On conserve des fers de pure tradition française. On fait un clin d’œil aux anciens maréchaux, à ceux qui en leur temps étaient novateurs, en créant des fers répondant à une pathologie, en proposant un « fer historique ». On garde 10 fers sur les 18 que compte la panoplie en brut de forge, c’est dire que les finitions sont faites au marteau. Pour le reste, on a décidé d’introduire de la modernité : du concave, des pinçons tirés au bob punch et marteau à panne, un roadster, un fer DL, un fer à réaliser d’après des photographies d’un modèle comme cela se fait sur les concours de maréchalerie… Et d’autoriser la râpe. Oui, les nostalgiques de la Forge Française ont raison, la râpe permet bien de gommer les petites imperfections, mais « les anciens » l’utilisaient aussi… Et la râpe fait partie de notre outillage du quotidien, c’est elle qui nous permet de réaliser des transformations sur des fers mécaniques et bien d’autres choses.

Nous avons décidé d’éliminer les cotes prises selon un déroulé dont plus personne ne se sert et de mettre les mêmes cotes qu’en concours nationaux et internationaux (hauteur, largeur, épaisseur).

 

Nous sommes très satisfaits du résultat. Un mélange de tradition et de modernité. Le sujet proposé demande de la recherche, de la réflexion, de l’analyse et un certain niveau de forge. Nous veillons ainsi à conserver le niveau d’excellence du concours MOF.

 

Il ne faut pas que sous couvert de la sacro-sainte tradition, on bloque l’évolution de la maréchalerie. Il ne faut pas confondre le maintien de la tradition et le concours MOF. Nous sommes tous passionnés par la maréchalerie, la maréchalerie dans son ensemble et pas seulement une tendance. Beaucoup de membres du jury ont appris à forger selon la méthode de forge française. Mais la question n’est pas ici de savoir si la forge française est mieux ou moins bien que la forge anglaise. Personne ne veut oublier la tradition mais cette tradition ne doit pas être un frein au modernisme. Il faut travailler l’esprit d’ouverture, celui qui permet innovations et progressions.

 

Sur les panoplies des anciens, 50 % des fers ne peuvent plus être posés aux pieds des chevaux. Les chevaux ont changés, ils n’ont plus les mêmes activités, la médecine vétérinaire a elle aussi subit des révolutions et permet de poser des diagnostics plus précis sur les pathologies. De ce fait, la maréchalerie doit suivre le mouvement et évoluer.

C’est ce que nous voulons et c’est ce que nous faisons !

 

Patrick DOFFEMONT, Président de Classe,
Jean-Charles PROMMER, Vice-Président de Classe, MOF
Laurent NIZOU, MOF
Mathieu DELCROIX, MOF
Denis LEVEILLARD,
Franck BARBONI,
Ludovic Mathieu,
Jérémy JECKER,
Jean-Michel GOUBAULT,
Lucien CAMBAS
Cécile NIZOU

Maréchaux-Ferrants et membres du Jury

 

Bruno BAUP,
Sébastien CAURE,
Antoine SEGUIN

Vétérinaires et Membres du Jury

 

Avec le soutien de :

Hubert SCHWENDENMANN,
Luc LEROY

MOF et anciens Présidents de Classe

 

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