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Témoignage de Jordan Arriubergé MOF du 26e concours

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Jordan Arriubergé - MOF en Outillage Prototypage Mécanique

 

  • Comment avez-vous découvert le concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » ? J’ai croisé par hasard le chemin d’« Un des Meilleurs Ouvriers de France », avec la rencontre de Mr Antoine Giglio, lors d’une mission d’intérim de 18 mois chez Airbus Helicopters. Ce fût mon tuteur et mon formateur, et c’est finalement devenu mon mentor, j’ai beaucoup appris de lui et il m’a transmis la passion du travail bien fait, le respect des règles de l’art du métier d’usineur.

 

  • Pourquoi avoir voulu y participer ? Suite à cette rencontre, l’idée de participer pour suivre le même chemin à commencer à germer. J’avais envie de me prouver, et prouver à mon entourage que j’étais capable de réaliser de belles choses. Le titre de MOF représente pour moi l’excellence de nos métiers, dans l’industrie, ce titre est reconnu de tous. C’est devenu au fil du temps un objectif, un défi que je voulais relever, puis finalement ce fût une expérience extraordinaire et inoubliable.  

 

  • Quel âge aviez-vous lors de votre inscription ? J’avais 25 ans le jour de l’inscription au concours. C’était pour moi le moment parfait pour participer. Ayant évolué en tant que responsable dans mon entreprise, je savais que ce serait le moment ou jamais de pouvoir réaliser une œuvre. Ce fut le point final de ma carrière d’usineur. Je suis depuis responsable des ateliers spécialisés, qui regroupe tous les corps de métier liés aux pièces primaires que l’on peut trouver dans un avion. Aujourd’hui je mets en pratique mon savoir-faire en transmettant aux usineurs. J’ai été MOF à 27 ans.

 

  • Pourriez-vous nous décrire votre projet qui a su séduire les jurys d’experts ? L’épreuve finale a consisté à réaliser en dix mois, sur la base de plans imposés, un mécanisme de précision alliant fraisage, tournage et travail de plusieurs matériaux (acier, bronze, aluminium, laiton, titane, bois). Le présentoir était à la libre créativité des participants. Plusieurs difficultés sont notables, la première est que l’ensemble des finalistes avaient la même œuvre à réaliser. Ce qui peux paraître anodin mais qui fait que la différence se fait dans les détails.

 

 

  • Combien de mois ou d’heures de travail ont été nécessaires pour votre préparation à ce concours ? L’épreuve finale a démarré le 28 février 2018 avec une échéance au 30 novembre 2018, soit moins de 10 mois. J’ai consacré plus de 1200 heures à la réalisation de mon œuvre (étude / conception / fabrication / assemblage). En plus de mon temps de travail normal. J’ai consacré beaucoup de temps à l’étude de mes processus de fabrication. J’ai fait le parti pris de réaliser chaque outillage de fabrication, chaque pièce en CFAO. J’ai également simulé l’intégralité de mes opérations de fabrication. Cette étape m’a permis de concevoir des outillages de fabrication, complexes mais qui m’ont fait gagner beaucoup de temps par la suite. Et qui m’ont surtout permis de pouvoir respecter les spécifications dimensionnelles et géométriques du sujet.

 

  • Que représente pour vous le titre « Un des meilleurs Ouvriers de France » ? Le titre de MOF représente pour moi l’excellence de nos métiers. C’est un titre qui est reconnu dans toutes les entreprises de l’industrie et qui force le respect des collaborateurs. Le titre d’« Un des Meilleurs Ouvriers de France » m’a permis de prouver mon savoir-faire, mais également ma persévérance, ma ténacité et ma passion des choses bien faites.

 

  • Quel était votre niveau d’étude au moment du concours ? Au moment du concours, j’étais titulaire d’un BTS Industrialisation des Produits Mécanique (Bac +2), passé en 2010 en Alternance.

 

  • Quel était votre situation professionnelle au moment du concours ? Au moment du concours, j’étais responsable des Ateliers Spécialisés au sein des essais en Vol chez Dassault Aviation. Cette situation n’as pas été des plus simples à gérer. J’ai dû faire mon travail de responsable, avec pour but d’atteindre les objectifs de production mais surtout de manager une équipe d’une vingtaine de personnes. Une fois ma journée terminée, je basculais sur la réalisation de mon œuvre. Les journées étaient longues mais riches. Les deux derniers mois ont été les plus compliqués, à cause de l’intensité du concours, mais surtout à cause de l’échéance qui approchait.

 

  • Depuis combien de temps étiez-vous en activité professionnelle au moment du concours ? Je suis entré dans la vie active en 2011 après 2 années d’alternance. J’avais donc 5 années de travail en entreprise en tant qu’usineur, 7 en comptant l’alternance.

 

  • Quels conseils pouvez-vous adresser aux candidats des prochaines éditions ? J’encourage quiconque aimant les défis, les challenges et le dépassement de soi de franchir le cap. L’investissement personnel est important, mais ce n’est rien comparé aux émotions que procure une telle expérience. Vous allez d’une part atteindre vos limites techniques, morales mais aussi physiques.

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